Une semaine, une espèce : mes rencontres avec la biodiversité de l’Amazonie péruvienne
Depuis mon arrivée en Amazonie péruvienne, chaque sortie sur le terrain est l’occasion d’une nouvelle rencontre. Cette série sous forme d’article est un défi que je me lance : chaque semaine, choisir une espèce que j’ai rencontré et vous partager mes observations de terrain, mes photographies et quelques recherches scientifiques. Je vous invite à découvrir ces espèces, leur habitat, leur mode de vie et les relations qu’elles entretiennent avec leur environnement
Les amphibiens
Ranitomeya Summersi nominal

Identification
Je vais commencer ce défi par l’un de mes sujet préféré, les amphibiens. Et pas n’importe lequel, un dendrobate endémique de la région de San Martin, la ranitomeya Summersi nominal !
Cette grenouille de 2 cm est la « nominale », autrement dit, c’est « la vraie » car il existe plusieurs imitatrices comme la R. Summersi white banded que j’ai eu la chance de voir le même jour et que j’aurais l’occasion de vous présenter plus tard (vous pouvez cliquer ici pour retrouver mon article dédié aux dendrobates que j’ai pu croiser en 2025 dans la région de San Martin).
On l’identifie premièrement par sa localisation, puis à ses couleurs et motifs. C’est une grenouille noire aux traits orange saturés de couleur qui avertit de sa toxicité. Celle-ci à attirée notre attention parce que ces couleurs tiraient vers le blanc faisant penser à son imitatrice mais mon ami et guide, Warren m’a confirmé son identification notamment par un autre moyen d’indentification qu’est d’écouter leur chant

Ma rencontre
Il était tôt lorsque je suis allé me promener à Alto Shilcayo. Les températures sont encore fraiches et beaucoup d’espèces se réveillent, cela favorise les rencontres. Les amis sont prêts, nous démarrons notre marche lorsqu’après seulement 5 minutes, nous voyons notre première grenouille. Un ami a reconnu son chant et ses couleurs orange lui ont fait défauts entourés de végétations au pied d’un arbre.
C’est toujours spectaculaire d’être dans la selva, entre les falaises et la végétation on se sent tout petit. Mais lorsqu’on voit un dendrobate de 2 à 5 cm, on est loin d’imaginer comment elle peut appréhender le monde dans cet immense paysage.
Son habitat et son mode de vie
Ce dendrobate est endémique de la région de San Martin au Pérou. Elle vie dans la selva, la forêt dense d’Amazonie, ou la végétation et l’humidité sont omniprésentes. Elle se rencontre parfois au bord d’une roche comportant des broméliacées ou au pied de grands arbres comme les ficus.
Reproduction
Les dendrobates, de manière générale, ponde leurs œufs dans de petite réserves d’eau appelées phytotelma, qui se trouve à l’essence de grandes feuilles qui recueillent l’eau de pluie. Certaines peuvent aussi pondre directement sur des feuilles mais ce n’est pas le cas de la R. Summersi.
Quels sont ses principales proies et prédateurs ?
Elle mange principalement de petites mouche (type drosophiles) qui viennent ce nourrirent sur des champignons.
Elle est au centre d’un cycle car, elle est aussi la proie de serpent et oiseaux. Mais la selection des dendrobates ne s’arrête pas la, les tétards peuvent aussi se manger entre eux.
Cette espèce est-elle menacée ?
Pour savoir si une espèce est déclarée en danger, il faut se référer à l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et malheureusement, cette espèce l’est : https://www.iucnredlist.org/species/193430/89224207
C’est pourquoi il est extrêmement important d’éviter les manipulations, surtout sans avoir quelques connaissances sur les amphibiens qui sont des animaux très sensibles.
Références
- IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature)
- Aposematic Poison Frogs (Dendrobatidae) of Andean Countries : Bolivia, Colombia, Ecuador, Perú and Venezuela
Ranitomeya Summersi (white banded morph)

En préparation 😉
Les insectes
Urania leilus

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Les oiseaux
Le Bouton d’or (Sicalis flaveola)

En préparation aussi =D