Les amphibiens de l’Amazonie péruvienne

Carnet d'exploration illustrant la biodiversité de l'Amazonie péruvienne dans le cadre du défi 1 semaine, 1 espèce

Grenouilles, crapauds et autres amphibiens peuplent les forêts de l’Amazonie péruvienne, souvent dissimulés dans la végétation, sous les feuilles mortes ou à proximité des cours d’eau. Certains sont minuscules et difficiles à repérer, d’autres arborent des couleurs surprenantes ou possèdent des stratégies de survie étonnantes.

Depuis mon premier voyage dans la région de San Martin, je suis tombé amoureux des dendrobates, ces petites créatures fascinantes aux couleurs spectaculaires.

Cette page rassemble mes rencontres avec les amphibiens de la forêt amazonienne de cette région péruvienne. Chaque espèce est l’occasion de découvrir un peu mieux un monde discret, souvent méconnu, mais essentiel au fonctionnement des écosystèmes.

Vous pouvez retrouver les autres articles sur mes découvertes (oiseaux et insectes notamment) en cliquant ici.

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Enfin, si vous souhaitez que je vous présente une espèce en particulier, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, je me ferais un plaisir de partir à sa recherche (si je suis en mesure de la trouver dans la région bien sûr)

Ranitomeya Summersi nominal

Macro photographie d'un dendrobate Ranitomeya Summersi Nominal de la région de San Martin au Pérou
Ranitomeya Summersi Nominal de la région de San Martin au Pérou

Identification

Je vais commencer ce défi par l’un de mes sujet préféré, les amphibiens. Et pas n’importe lequel, un dendrobate endémique de la région de San Martin, la ranitomeya Summersi nominal !

Cette grenouille de 2 cm est la « nominale », autrement dit, c’est « la vraie » car il existe plusieurs imitatrices comme la R. Summersi white banded que j’ai eu la chance de voir le même jour et que j’aurais l’occasion de vous présenter plus tard (vous pouvez cliquer ici pour retrouver mon article dédié aux dendrobates que j’ai pu croiser en 2025 dans la région de San Martin).

On l’identifie premièrement par sa localisation, puis à ses couleurs et motifs. C’est une grenouille noire aux traits orange saturés de couleur qui avertit de sa toxicité. Celle-ci à attirée notre attention parce que ces couleurs tiraient vers le blanc faisant penser à son imitatrice mais mon ami et guide, Warren m’a confirmé son identification notamment par un autre moyen d’indentification qu’est d’écouter leur chant

Macro photographie d'un dendrobate Ranitomeya Summersi Nominal de la région de San Martin au Pérou
Couleur des bandes de la Ranitomeya Summersi Nominal (photo de 2025)

Ma rencontre

Il était tôt lorsque je suis allé me promener à Alto Shilcayo. Les températures étaitent encore fraiches, c’est le moment privilégié lorsque beaucoup d’espèces se réveillent, cela favorise les rencontres. Les amis sont prêts, nous démarrons notre marche lorsqu’après 5 minutes, nous voyons notre première grenouille. Un ami a reconnu son chant et ses couleurs orange lui ont fait défauts entourés de végétations au pied d’un arbre.

C’est toujours spectaculaire d’être dans la selva, entre les falaises et la végétation on se sent tout petit. Mais lorsqu’on voit un dendrobate de 2 à 5 cm, on est loin d’imaginer comment elle peut appréhender le monde dans cet immense paysage.

Son habitat et son mode de vie

Ce dendrobate est endémique de la région de San Martin au Pérou. Elle vie dans la selva, la forêt dense d’Amazonie, ou la végétation et l’humidité sont omniprésentes. Elle se rencontre parfois au bord d’une roche comportant des broméliacées ou au pied de grands arbres comme les ficus.

Reproduction

Les dendrobates, de manière générale, ponde leurs œufs dans de petite réserves d’eau appelées phytotelma, qui se trouve à l’essence de grandes feuilles qui recueillent l’eau de pluie. Certaines peuvent aussi pondre directement sur des feuilles mais ce n’est pas le cas de la R. Summersi.

Quels sont ses principales proies et prédateurs ?

Elle mange principalement de petites mouche (type drosophiles) qui viennent ce nourrirent sur des champignons.

Elle est au centre d’un cycle car, elle est aussi la proie de serpent et oiseaux. Mais la sélection des dendrobates ne s’arrête pas là, les têtards peuvent aussi se manger entre eux.

Cette espèce est-elle menacée ?

Pour savoir si une espèce est déclarée en danger, il faut se référer à l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) et malheureusement, cette espèce l’est : https://www.iucnredlist.org/species/193430/89224207

C’est pourquoi il est extrêmement important d’éviter les manipulations, surtout sans avoir quelques connaissances sur les amphibiens qui sont des animaux très sensibles.

Références

  • IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature)
  • Aposematic Poison Frogs (Dendrobatidae) of Andean Countries : Bolivia, Colombia, Ecuador, Perú and Venezuela

Ranitomeya Summersi (white banded morph)

Photographie d'un dendrobate d'Amazonie péruvienne de la région de San Martin, la Ranitomeya summersi (White Banded morph)
Ranitomeya summersi (White Banded morph)

Ma rencontre

Pour ne pas vous rabâcher les mêmes informations, je ne vais pas reprendre toutes les informations que j’ai déjà donné pour la R. Summersi nominal.

Nous avons eu un peu plus de mal à trouver cet individu. Nous avons dû marcher plus longtemps dans la réserve proche de Tarapoto, à un endroit que mes amis connaissent bien car ils ont installé un système pour aider la reproduction des dendrobates. La question qui reste est : quel effet avons-nous sur le long terme lorsque nous essayons d’aider une espèce en danger d’extinction…

J’apprécie beaucoup cette espèce par sa couleur mais aussi après avoir passé du temps sur mon ordinateur à regarder mes photos après mes sorties. Celle-ci m’a particulièrement touché quand j’ai zoomé sur sa tête pour m’assurer de ma mise au point, comme vous pouvez le voir ci-dessous, elle m’a fait un joli sourire ! Comment résister…

Cette espèce est-elle menacée ?

Cette espèce aussi est en danger d’extinction. Je souhaitais cette fois m’arrêter sur les causes. Il y a 3 causes majeures :

Les prélèvements illégaux dans la nature, même si difficilement quantifiable, pour les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Heureusement certains pays, comme la France, demandent des justificatifs aux propriétaires de dendrobate en terrarium.

Le dérèglement climatique : qui n’est plus à démontrer

La déforestation qui est toujours d’actualité dans la région de San Martin et notamment les mono cultures d’huile de palme qui détruise les sols et ne donne aucune chance à ces espèces (comme à d’autre) de se reproduire dans leur phytotelma. D’où le travail de quelques amoureux de la nature qui essaie de leur trouver des solutions

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